rue centrale
Un centre éphémère
Durant les premières années du XXe
siècle, les logements ouvriers se multiplieront autour de
l'embryon de voirie appelé "Rue Centrale". Étroit boyau
proche de l'actuel carrefour des Carreaux, où
s'entremêlent maisonnettes, jardinets, appentis et même un
puits public aujourd'hui dissimulé (1).
Nous trouvons une première mention de cette rue en 1911, mais
c'est en fait l'avenue de la Gare, c'est-à-dire l'avenue Pierre
Sémard, qui deviendra l'axe principal de développement
urbain, le lieu privilégié des activités
artisanales et commerçantes.
Un peu avant 1900, le monde ouvrier s'organise. Conscients du danger,
les bourgeois libéraux vont promouvoir plusieurs lois tendant
à permettre l'accession à la propriété des
travailleurs, afin de généraliser un ordre social et
moral fondé sur la famille et la propriété.
La crise du logement à Paris et le crédit facilité
pour les couches populaires sont à l'origine d'un
développement important de l'habitat au long des voies
ferrées.
(1) Archives Municipales. Ancienne
matrice des propriétés
bâties