le village
Pourquoi à cet endroit ?
Le village actuel prolonge l'implantation
humaine locale la plus visible, celle du Moyen Âge. Les plus
anciennes parties de l'église sont du XIII° siècle, un
lieu de culte antérieur est cité dans un texte.
Le tracé des principales rues du bourg était
déjà fixé vers 1400 et, sans aucun doute, bien
avant.
Une première mention de "Villiers" apparaît dans un texte du IX° siècle.
Le village médiéval se superpose à un établissement antique du I° ou II°
siècle dont le puits subsiste, enchâssé dans une maison de la rue Jules Ferry.
En regardant rapidement une carte, on pourrait penser que
l'implantation primitive s'est établie à l'écart
de la grande route (Paris-Lille) qui escalade la butte d'Écouen.
Ce serait oublier que les actuelles rues Carnot, République et
Julien-Gouffé s'inscrivaient sur un itinéraire secondaire
médiéval vers Luzarches qui proposait un tracé
moins pentu aux chariots les plus lourds, dès le ruisseau
franchi à Sarcelles ou, plus loin, par l'actuelle rue Rampont.
Comme la plupart des sites de la région, le bourg de Villiers-le-Bel est
installé sur un versant ensoleillé. En l'absence de ruisseau, l'eau de deux
sources jaillissant à mi-pente du côteau était dirigée vers les habitations,
mention des eaux canalisées de la Fontaine Margot en 1198 et de la Fontaine
Chauvée vers 1300.
Au niveau du village, la nappe phréatique est rapidement atteinte par les puits.
Un replat au flanc du coteau a permis l'établissement
aisé des constructions selon l'axe nord/sud (République,
Thomas-Couture, Victor-Gouffé, Jules-Ferry). La pente est/ouest
(Julien-Boursier, Gambetta) facilitait l'écoulement des eaux en
surplus (eaux ruisselant sur le sol, eaux sales rejetées). Ces
avantages sont restés effectifs jusqu'à l'installation de
l'eau courante dans les maisons (après 1920) et du
tout-à-l'égout (après 1950). La gestion
régionale de l’eau (adduction et évacuation) a
libéré l'urbanisation locale de siècles de
contraintes incontournables.